Masomania
Des chuchotements. Quelques cris. Paroles en liberté d'un plaisir libertin
Paroles de femmes
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Ce que m’inspire son absence Fiction Voilà maintenant plusieurs semaines que notre première rencontre a eu lieu. Depuis, nos échanges ne sont que mails, téléphone et parfois cette messagerie instantanée à laquelle il m’a demandé de m’inscrire. Sauf ce fameux dimanche d’hiver où il m’a fait la surprise de sa visite inopinée : rien que d’y penser, je tressaille encore des plaisirs vécus. Nous avons peu à peu établi nos accords, il serait mon Maître et mon Guide et je ne lui cacherais rien de ma vie, de mes envies, de mes attentes, de mes états d’âme. Dans le but de m’aider à progresser, il m’a donné des consignes, des scénarios, que je devais mettre en jeu, dès que dans ma tête je me sentirais prête. À plusieurs reprises, lors de ces échanges, il a dû me reprendre, pour mon manque de déférence, de précision, de ponctualité lors de nos rendez-vous virtuels. Il m’avait dit « je devrais te punir pour cela — d’ailleurs je vais commencer à comptabiliser. » Devant mon écran j’avais souri. Il y a quelques heures alors que j’étais en ville, j’ai reçu sur mon portable le message suivant – « suis furieux contre toi. Tu ne m’as pastout dit de tes rencontres – je t’attends demain quatorze heures à la grange – pas d’excuses possibles. – PS : prévois d’être absente pour une bonne partie du week-end – les consignes suivent par mail. » Mon sang n’a fait qu’un tour, la panique s’est emparée de moi, qu’avait-il donc à me reprocher ? Qu’avais-je omis de lui relater ? Peu importe, comme s’il avait été là derrière moi me poussant dans le dos, je me dirigeai rapidement vers ma voiture, et je rentrai chez moi.À peine arrivée sans prendre le temps de retirer mon manteau, j’ai ouvert ma messagerie, le mail était déjà là. Écrit en gras : Objet : Consignes, je ne voyais que cela !!! Je laissai tomber mon manteau sur le sol et pris place sur ma chaise. Hésitante j’ai ouvert le mail. Quelques mots, juste quelques mots. « Tu seras nue, entièrement épilée et propre de tous tes orifices, à genoux face à la porte, yeux baissés et non pas fermés. Sur tes mains ouvertes, bras tendus tu présenteras cravache. Il se peut que je sois accompagné. M. » Laconique mais tellement précis, aucune échappatoire possible. Il était seize heures, pas de temps à perdre. À vingt heures j’étais prête, restait à mettre quelques effets dans un sac et prendre la route le lendemain matin. À vingt et une heure j’ai ouvert Messenger, persuadée qu’il serait là pour me donner ou me demander des explications, mais seul ce message instantané, pour ajouter à mon angoisse – Attends-toi à être sévèrement punie !!! Après une nuit agitée voir sans sommeil et quelques heures de voiture, il est treize heures quinze quand je franchis la porte, sur laquelle il avait écrit « ENTRE ! ». À l’intérieur, la cheminée avait réchauffé l’atmosphère, des bougies étaient allumées, répandant une douce lumière et cette odeur presque tranquillisante. Il ne pouvait rien m’arriver de fâcheux dans ce lieu si calme et si serein. Pas de temps à perdre. Je me déshabille, range mes vêtements dans l’unique placard qu’il avait laissé ouvert, brosse mes cheveux, un soupçon de rouge, un peu de parfum, voilà je suis prête. Puis je me dirige vers le lit, sur lequel il a posé la cravache, douce, fine et souple. Le temps d’un coup d’œil alentour, j’entends le klaxon… La porte s’ouvre, laissant entrer un courant d’air glacial qui me fait frémir. Tête baissée je murmure : « Bonjour Monsieur ! » sans réponse. Il ferme la porte, impossible de dire s’il est ou non accompagné. Déjà l’odeur de son parfum poivré se répand tout autour de moi, comme un premier lien. Je suis là nue, tête baissée, bouche entrouverte, bras et mains tendus, à genoux jambes suffisamment écartées pour être accessible. Je le devine plus que je ne le vois. Dans ce brouillard mental dans lequel je me trouve, des bruits : pas tous familiers, cliquetis de chaîne, objets que l’on pose sur la table. Puis de nouveau le silence, et là je le sens planté devant moi saisissant la cravache il la place entre mes dents. « Mains derrière la tête ! » Je m’exécute. Aussitôt, il s’en saisit et les entraves, le bruit des menottes qui se ferment, me glacent. Puis c’est au tour de mes pieds de se trouver attachés Hormis cette phrase cinglante, pas un son n’est sorti de sa bouche, semant la panique dans mon esprit : s’il avait changé, s’il n’était plus celui qu’il disait être, mais un être violent, qui allait me battre jusqu’à ce que mort s’en suive ? Comme s’il avait entendu, mes réflexions, sa main se pose sur mes cheveux, qu’il caresse doucement, puis de sa voix douce et grave, il commence à m’expliquer. « Tu vas être punie, sévèrement punie. Ainsi tu apprendras que tu m’appartiens et que rien ne doit m’être caché, pas même tes anciens amants. » Puis toujours d’une voix calme, il ajoute : « si tu cries trop fort je te bâillonnerai, mais en aucun cas je ne m’arrêterais avant les 20 coups » A mon oreille, il murmure « je sais que tu les supporteras — que j’ai prévu de te donner. Je veux t’entendre compter et me remercier à chaque fois et n’oublie pas Monsieur à la fin de chacune de tes phrases. As-tu bien compris ces consignes ? » Je balbutie un « Oui Monsieur ! » J’ai froid, mais froid dedans. Mais contrairement à ce que je pensais, serrant les fesses sans même savoir ou il allait porter le premier coup, rien ne vient. Le silence, rien que le bruit du vent dehors et le crépitement du feu dans la cheminée, des secondes qui me paraissent des minutes, la tête toujours baissée je cherche à savoir où il peut se trouver, mais je suis très vite renseignée, mes seins viennent de goûter à la cruelle morsure du cuir, suffoquant tant sous la surprise que sous la douleur je bégaie un 1 – suivi d’un merci Monsieur. Puis de nouveau le silence. Je ne sais combien de temps a duré ce petit jeu mais, après avoir gémit le 20e merci Monsieur, c’est sans force et sans plus aucune retenue que je me laisse glisser sur le côté, avec l’impression que pas un cm2 de mon corps n’a échappé à sa dextérité. Je reste là, pleurant, gémissant, râlant, cherchant à me replier sur moi-même malgré mes attaches, essayant de protéger de son regard mes seins meurtris, mon ventre zébré, mais ma position est encore plus humiliante, car ainsi couchée sur le côté, mes chevilles entravées de part et d’autre d’une barre qui m’empêche de serrer les genoux, j’expose mon sexe, lui aussi atteint. Comme satisfait, il me dit : « Voilà, c’est fini pour l’instant. » Il tire un mouchoir de sa poche et doucement essuie les larmes sur mes joues. Calme-toi ! Du bout de son doigt, il suit un sillon rouge de mon dos, passant doucement de l’un à l’autre en descendant sur mes fesses, jusqu’à ce que sa main se pose sur mon sexe bouillant et humide. Tu mouilles petite chienne ! Je ne savais que répondre (trop peur qu’un mot déclenche sa colère, mais le contraire aussi, que veut-il ?) Tu as soif ? À ma grande surprise, je reconnais la personne qui depuis le début en silence, n’avait pas un instant levé les yeux de mon corps exposé. Il me sourit, comme de rien, me dit bonjour, comme de rien, je lui répondis comme de rien. Cet homme n’est autre que le propriétaire de l’hôtel ou je retrouvais mon amant, quelques mois auparavant. – Je te présente mon vieil ami « V », lui aussi a une soumise et alors que je le lui disais ton potentiel à devenir une bonne soumise, que nous échangions les clichés de nos soumises, il t’a reconnue. Le monde est petit n’est-ce pas? Il me prouve alors qu’il savait, pour « D », il sait que je l’ai revu quelques jours après avoir pris engagements de tout lui relater. Il sait que je le voyais depuis longtemps. Ce qu’il ne sait pas est que cette dernière rencontre était comme un adieu, ne gardant de « D » que l’ami qu’il était aussi depuis ces sept dernières années. Mais comme devenue muette je ne suis capable d’aucune répartie Pourquoi ne pas m’avoir parlé de cette histoire, elle n’est pas si vieille pour que tu l’aies oubliée ? Tu vois toujours cet homme ? Les questions ont fusé, il veut tout savoir sur nos rapports, comment il me prenait, comment j’aimais qu’il me prenne et chaque fois que je tardais à répondre, il me pince le bout d’un sein, triturant mes tétons, tirant dessus jusqu’à ce que j’accompagne le mouvement ou point de perdre l’équilibre. Ce qu’il ne me pardonne pas n’est pas que, comme une chienne en chaleur je me fasse prendre par le premier venu, mais que je le lui cache. Et ça, je dois de me le faire pardonner, et il va s’y employer de manière à m’ôter toute envie d’un jour recommencer. Tout en parlant, il m’aide à me relever, debout jambes écartées il me caresse, fait des commentaires, discute avec son ami, comme si je n’existais pas, il m’emprisonne un sein puis l’autre à l’aide de ces liens qui ne se retirent qu’après avoir été coupés. Glissement du plastique dans la petite boucle, sa main serre mon sein l’amenant vers l’extérieur, pour mieux le tenir et mieux le ligoter. Il agace mes tétons, passe sa langue, mordille du bout des dents et des deux mains, pétrit la masse de mes globes qui très vite se gonflent et rougissent. Tout en continuant à discuter avec « V », il passe une chaîne autour de mon cou, – Baisse la tête ! Je m’exécute, il fixe au bout de mes seins deux petites mâchoires ornées de poids, à chacun d’eux pend une chaîne qu’il relie ensemble par un cadenas, ce qui ajoute à la pesante douleur de mes seins. Mais il ne s’arrête pas là, avant de fermer le cadenas il ajoute une troisième chaîne plus lourde et plus longue qu’il laisse tomber entre mes jambes et passant derrière il remonte celle-ci jusqu’à ce qu’elle s’installe dans ma fente, puis remonte entre mes fesses. Je sens le froid des maillons le long de mon dos pour rejoindre la chaîne qu’il a passé derrière mon cou. Il a bien calculé : l’ensemble est tout juste assez long, il doit tirer pour arriver à les réunir, ce qui à pour effet d’imprimer un peu les maillons dans mon intimité et entre mes fesses, le dernier cadenas est fermé. – Te voilà joliment parée, me dit-il, vérifiant la tension des chaînes, faisant du bout d’un doigt se balancer un des poids, je grimace mais ne dis rien. Le bondage de mes seins les a rendus comme anesthésiés. – Tu vas pouvoir te reposer un peu, allonge-toi sur le dos, dit-il en m’aidant à m’accroupir, mais je vais trop vite en me baissant je me penche ce qui a pour effet de tirer sur la chaîne de mon dos, qui relié à mon cou tire sur mes seins alors je me redresse. Mais cette fois c’est mon sexe qui s’en trouve martyrisé. Je viens de comprendre… quel que soit le mouvement que je ferai, il aura des conséquences. Les chevilles toujours entravées par cette barre, je me trouve maintenant sur le dos, jambes fléchies, Monsieur « V » qui s’était rapproché, marche faisant les cent pas devant moi, il ne veut rien manquer du spectacle que je lui offre. Mes seins, quoique durcis par le lien, emportés par les poids, pointent vers l’extérieur comme à la recherche d’une caresse. Monsieur « V » s’agenouille et me caresse d’abord le ventre, puis remontant il pose sa main ouverte sur mon sein droit, un hum ! de satisfaction sort de sa bouche, il dit à mon Maître : « elle à la peau douce et ce globe chaud, quel plaisir ! » Ils se parlent m’ignorant totalement je suis un objet que chacun commente à sa manière, touchant qui là mes seins qui là mon sexe boursouflé, qui là mon ventre ou mes fesses. Mais le temps passe, et mon Maître, comme se rappelant ma présence, me dit : « je n’ai pas fini de te parer, reste de jolies breloques pour les lèvres de ta chatte. » Doucement il détache la barre libère mes jambes et m’ordonne : « relève le bassin, ouvre-toi. » Il dégage un peu la chaîne, puis doucement il écarte mes lèvres de part et d’autre de la chaîne, laisse s’insinuer encore plus loin ses maillons. Je sens que mon sexe est ouvert béant, certaine que l’on voit ainsi jusqu’au fond de mon ventre, je rougis et pendant que mon Maître fixe ce qu’il avait nommé breloque, monsieur « V » se penche et du bout de la langue vient recueillir les larmes de ma honte. Je ne sais plus ou j’ai mal, je ne suis qu’une douleur, perdue dans mes sens électrisés, mais je me jure de ne pas demander grâce, ne pas lâcher ce mot qui fera que tout s’arrête. Je veux lui prouver que je suis loyale et je suis certaine qu’il comprendra quand je pourrai m’en expliquer, que je n’avais pas l’intention de le trahir. En attendant je dois obéir. Maintenant à genoux, fesses tendues, le dos bien cambré, le travail de mon Maître pour me parer prend toute sa superbe. Au bout de mes seins, les poids se balancent et entre mes jambes les breloques, elles aussi, pendent. Ce sont en fait de petits poids qui quand je me suis soulevée de terre m’ont soulevé le cœur tant j’ai été surprise par la douleur de mes lèvres ainsi étirées. C’est avec un plaisir non dissimulé que Monsieur « V » attache dans le dos la laisse que lui tend mon Maître. Un coup sur mes fesses. Mon Maître se rappelle à moi toute perdue que je suis dans mes plaintes. – Un petit tour de piste, ma belle ! Et à quatre pattes, commence alors la visite des lieux, tirée ou retenue par la laisse, d’abord le tour de la pièce, puis le tour du lit, puis le tour de la table, à chaque mouvement les poids se balancent, il me semble que mes lèvres vont se déchirer que mes seins vont éclater. Tout mon corps semble secoué par des battements, comme des milliers de petits cœurs qui, chacun de son côté, tape, tape. Quand ils jugent le jeu fini, mon Maître coupe les liens de mes seins, puis ouvre les petites mâchoires, le sang qui afflue ainsi d’un seul coup m’arrache un cri qui emplit la pièce et résonne jusque dans ma tête. Puis c’est au tour de mes lèvres d’être elles aussi libérées. Je suis prête à hurler le mot, celui qui va arrêter tout cela, quand mon Maître se penche sur moi et souriant me dit : « Bien, très bien ! Je suis fier de toi ! » Ainsi prostrée, lentement mon cœur reprend son rythme. Intérieurement, je lui en veux de m’avoir autant fait souffrir, mais je le remercie de m’avoir amenée aussi loin dans mes limites. Je le sais là, pas loin de moi, je sais que ses yeux ne me quittent pas, je me sens sous étroite surveillance, un peu comme quand après une intervention on surveille le réveil d’un patient. Mains jointes entre mes cuisses serrées je veux faire venir ce plaisir qui monte vrillant mon ventre, mes doigts titillent mon sexe qui sans plus de sollicitation m’inonde et repue, je pleure en silence. Enveloppée par le son de sa voix et la chaleur du feu. je sombre. C’est au milieu de la nuit, que je me suis réveillée, couchée dans le grand lit, entre Maître et monsieur « V », nus eux aussi. J’ai essayé tant bien que mal de ne pas bouger, mais Maître à dû me sentir éveillée, s’est tourné vers moi, m’a souri, prise entre ses bras il m’a dit tout bas à l’oreille : « Je suis fier de toi. » Des ailes dans la tête, blottie tout contre lui, je me suis endormie à nouveau. Le lendemain, je me levais, monsieur « V » avait fait le café et une bonne odeur flottait dans la pièce, il me revint en mémoire que je n’avais rien mangé depuis le déjeuner de jeudi, ni rien bu depuis la veille. Je cherchais mon Maître des yeux et avançais le corps encore douloureux mais apaisé, vers la table. C’est alors qu’il est entré, souriant, détendu. – Le temps est magnifique, dépêche-toi de déjeuner nous partons, je t’emmène finir le week-end au bord de la mer, monsieur « V » ramènera ta voiture chez toi. Il s’approcha, prit mon visage entre ses mains et se pencha pour poser sur mon front le plus doux des baisers. Je sus alors que, pour longtemps encore, et tant qu’il voudrait de moi, je lui abandonnerai mon corps, pour un seul de ses baisers. « Ces fantasmes que j’ai, cette imagination de pratiques, mes pensées inavouables, Il sait les personnaliser dans la finesse, comme je le souhaite, en me montrant qu’elles sont équilibrées, que ce que j’ai dans la tête n’est pas tordu, que je peux les assumer en les vivant pleinement en toute confiance, sereinement. » — Moi soumise… Qui sait ? Un jour je pourrai aussi vivre ces lignes !!!
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